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LE RÉSEAU EUNIC EN ALGÉRIE AU FIBDA

LE RÉSEAU EUNIC EN ALGÉRIE AU FIBDA

Des passerelles entre les créateurs européens et algériens

Le réseau EUNIC (European Union National Institutes for Culture) prend part cette année au Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA) à travers un stand et un programme d’activités réunissant auteurs, illustrateurs et professionnels européens. Une participation qui s’inscrit dans une dynamique de coopération culturelle engagée depuis plusieurs années et qui connaît un nouvel élan depuis le lancement, en janvier 2026, du projet « Focus sur EUNIC en Algérie ».

Présent au FIBDA pour accompagner cette programmation, Alexis Castro, coordinateur du projet soutenu par la Délégation de l’Union européenne en Algérie, rappelle que ce cluster constitue avant tout un espace de coopération entre les différents instituts culturels européens présents en Algérie. « EUNIC est un réseau européen d’instituts culturels qui rassemble à la fois des instituts culturels européens qui sont présents en Algérie qui sont membres de ce réseau, mais aussi des représentations diplomatiques qui travaillent également dans les affaires culturelles », a-t-il expliqué. La vocation du réseau est de mutualiser les ressources et de favoriser les collaborations dans le domaine culturel. « Ce réseau a pour but, au fond, de mettre ensemble des ressources, travailler ensemble, partager ensemble et mettre en œuvre des activités de création, des activités culturelles qui mettent à la fois en valeur la culture européenne, mais qui jettent des passerelles avec le secteur culturel créatif algérien », a souligné M. Castro. Une ouverture particulièrement importante pour le réseau, qui entend travailler davantage avec les jeunes acteurs de la scène culturelle algérienne. « Le secteur culturel créatif algérien est extrêmement dynamique, avec des jeunes qui ont envie de faire des choses extrêmement intéressantes. L’idée n’est pas de rester cloisonnés, mais de nous ouvrir vers des collaborations, des coopérations, des échanges avec le monde culturel et créatif algérien », a-t-il affirmé.

Au FIBDA, la coopération interne entre les instituts culturels se traduit cette année par une présence particulièrement importante. Plusieurs pays européens, notamment la République tchèque, la Hongrie, l’Italie et l’Espagne, sont mis à l’honneur à travers la participation d’auteurs et d’illustrateurs invités à prendre part à des tables rondes, des ateliers de dessin et des rencontres avec le public. « Nous avons invité des auteurs pour qu'ils viennent animer les tables rondes, des ateliers, et pour qu'ils montrent également leur travail, la diversité du monde de la bande dessinée européenne », explique notre interlocuteur. La programmation fait également écho au thème retenu cette année par le FIBDA, consacré au roman graphique. « Cette année, le thème du FIBDA, c'est le roman graphique, et donc nous avons invité également des illustrateurs et des personnes qui contribuent à illustrer des romans. On a répondu à la demande de la direction du FIBDA dans ce sens, et on a tissé un vrai partenariat pour élargir également le spectre des auteurs européens », indique-t-il.

Au-delà de la présence d’auteurs venus de différents pays, cette participation permet de mettre en lumière la diversité des traditions européennes en matière de bande dessinée. « Chaque auteur, chaque pays a ses propres spécificités, chaque auteur vient montrer à la fois son travail, mais également les traditions de la bande dessinée dans son propre pays », poursuit-il. La participation d’EUNIC au FIBDA ne constitue toutefois pas une première, le réseau s’inscrivant dans un partenariat établi depuis plusieurs années avec le festival. Cette année, le dispositif bénéficie toutefois du soutien du projet « Focus sur EUNIC en Algérie », qui facilite la venue des artistes européens et leur participation aux différentes activités du festival. De plus, le stand du réseau EUNIC organise des ateliers. Une dimension qui semble particulièrement importante aux yeux du coordinateur, compte tenu de la présence d’un public très jeune. « Cette année, on voit qu'il y a beaucoup de très jeunes visiteurs et ça fait chaud au cœur de pouvoir les accueillir », conclut Alexis Castro.