La 18e édition du Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA) a pris fin, lundi 5 octobre, sur l’esplanade de Riadh El Feth, dans une ambiance festive et devant un public nombreux. Après cinq jours consacrés à la bande dessinée, au manga, à l’illustration et aux cultures graphiques, le festival a achevé cette nouvelle édition en mettant à l’honneur les artistes et les jeunes talents qui ont animé ses différents concours. La cérémonie de clôture a été rythmée par une série de remises de prix, récompensant des participants dans plusieurs catégories et témoignant de la diversité des univers représentés au cours de cette édition.
Dans son allocution de clôture, le commissaire du FIBDA, Salim Brahimi, a salué la présence du public et exprimé sa reconnaissance aux institutions de tutelle, aux partenaires ainsi qu’aux ambassades ayant accompagné le festival dans la réalisation de cette 18e édition.
Par la suite, le travail réalisé par les étudiants de l’École supérieure des Beaux-Arts d’Alger (ESBA), sous la supervision du professeur Djaoudet Gassouma, a été salué par le commissariat du festival. Ces étudiants, qui ont reçu des attestions honorifiques, ont pris part à des ateliers, et ont participé aussi à la mise en place des expositions et ce, dans le cadre de la convention de partenariat liant l’ESBA au FIBDA. La jeunesse a ensuite été à l’honneur avec les deux concours du magazine « Ghomaïda », où plusieurs participants ont été distingués dans les catégories réservées aux enfants de moins de 12 ans, ainsi qu’aux jeunes et adolescents de plus de 13 ans.
Le manga japonais a occupé une place particulière lors de cette cérémonie de clôture avec l’annonce des résultats du concours organisé par l’Ambassade du Japon en Algérie. Quatre lauréats ont été récompensés : le prix spécial du public a été attribué à Nihal Bentaha, tandis que le troisième prix est revenu à Mohamed Meziani, le deuxième à Maya Fella, et le premier prix à Ziad Adlane. Ce dernier repart avec une récompense qui devrait faire rêver plus d’un passionné de manga : un billet d’avion Alger-Tokyo.
Les liens culturels entre l’Algérie et le Japon ont également été mis en avant à travers des distinctions honorifiques croisées entre le commissaire du FIBDA et l’ambassadeur du Japon en Algérie, Kotaro Suzuki. Par ailleurs, l’ambassadeur a salué Etsuko Aoyagi, professeure à l’Université de Tsukuba et membre du jury annuel, pour son implication dans ces échanges et sa contribution au rapprochement des deux univers culturels.
Cosplay et nostalgie pour un final en beauté
Impossible, enfin, de clôturer une édition du FIBDA sans passer par la case cosplay. La compétition a livré son lot de personnages reconnaissables au premier coup d’œil, de costumes minutieusement travaillés et de performances scéniques. Le prix du Meilleur Cosplay Solo a été attribué à Abdelouadoud Karkar pour son interprétation du personnage de Guy. Le prix du Meilleur Cosplay Duo est revenu à Jaafar Taghort, qui incarnait Paul Phoenix, tandis que Sami Rebbach a remporté le prix du Meilleur Costume pour un personnage sorti tout droit de son imagination qu’il a baptisé « Ego ». Participant pour la première et âgé de seulement 15 ans, Lamamra Okba s’est, pour sa part, distingué en remportant le prix de la meilleure prestation. Le jury de cette compétition réunissait Racha Abou El Maati d’Égypte, Watanabe Io du Japon, et Michael Polson des États-Unis, sous la présidence d’Alitha Martinez, également des États-Unis.
Pour refermer définitivement le rideau sur cette édition, le public a eu droit à une pérégrination dans les souvenirs de l’enfance avec un concert intitulé « Voyage avec les chansons du bon vieux temps », animé par la chorale de l’association Ro’ya Chabab de la wilaya d’Alger. Au programme, des reprises de génériques de célèbres dessins animés, parmi lesquels « Goldorak » et « Dragon Ball Z ».
Organisée du 1er au 5 octobre autour du roman graphique, thème de cette 18e édition, la manifestation a réuni des artistes et professionnels venus de 13 pays, ainsi que des créateurs d’Algérie, d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Expositions, ateliers, rencontres, concours et animations ont rythmé cinq journées placées sous le signe de la création graphique, de la jeunesse et des échanges culturels.